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Loges de Francs-maçons à Joinville-le-Pont

Comment entrer dans une Loge de Francs-maçons à Joinville-le-Pont


Interviewé par Jacques Carletto


Une heure d'interview Vérité


Direct du 23/09/2015. Studios de BTLV.
Invité : Franck Fouqueray. 


Le Grand Orient de France (GODF, GO, GODF en typographie maçonnique) est la plus ancienne Obédience maçonnique française et la plus importante d'Europe continentale. Il est né en 1773 d'une profonde transformation de la Grande loge maçonnique de France de l'époque, fondée le 24 juin 1738. Ce renouvellement débouche sur des traits spécifiques qu'il imprime à la maçonnerie française, rendant celle-ci singulière, notamment au vu des autres maçonneries européennes. En 2014, la majorité de ces différences perdurent encore en son sein.

L'évolution de l'Obédiencese fait au travers de l’histoire politique et sociale de la France. Investi par le milieu politique sous le Premier Empire, accusé par l’Abbé Augustin Barruel et les milieux contre-révolutionnaires de conspiration ayant abouti à la révolution, le Grand Orient développe au fil de son évolution un engagement humaniste et politique. En 1877, le Grand Orient supprime l'obligation pour ses membres de se référer à « l'existence de Dieu » et à « l'immortalité de l'âme ». Dès lors, il est qualifié d'Obédience dite « libérale » ou « adogmatique », qui adopte pour principe la « liberté absolue de conscience », n’imposant aucune croyance ou religion à ses membres. En cela, il se distingue des Obédiences de la branche anglo-saxonne qui enjoint le respect de préceptes dits « de régularité » édictés par la Grande loge maçonnique unie d'Angleterre en 1929, impliquant notamment la croyance en Dieu et en sa Volonté révélée ainsi que l'abstention de sujets politiques ou religieux en loge maçonnique.

Profondément impliqué dans la vie publique et politique sous la IIIe République, il est dissout au même titre que l'ensemble de la franc-maçonnerie française lors de la Seconde Guerre mondiale par le régime de Vichy. Le Grand Orient peine au sortir de la guerre à rebâtir ses effectifs et s’éloigne de l'action politique directe afin de privilégier la réflexion philosophique et sociétale. Fondateur du CLIPSAS, association regroupant les Obédiences adogmatiques autour du globe, il est - avec plus de 52 000 membres répartis dans environ 1 250 loges maçonniques - la première Obédience adogmatique d'Europe. N'acceptant que des adhésions exclusivement masculines depuis sa création, le Grand Orient laisse à ses loges maçonniques la liberté d'initier des femmes depuis 2010. 

Puissance symbolique souveraine (ses membres sont également des « initiés»), son rite officiel est le Rite français consubstantiel à la création de l'Obédience , celle-ci intègre au cours de son histoire et au gré de leurs apparitions la plupart des rites maçonniques pratiqués de nos jours. Imprégné de culture orale, le GODF n'en est pas moins une institution de droit régie par la loi de 1901 et par des règles écrites fondées sur le suffrage universel, principe démocratique qui s'exerce sur toutes ses structures. La devise, Liberté, Égalité, Fraternité, qu'il adopte en 1848 fait suite aux pages de son histoire et se confond volontairement avec celles de la République française. 

Histoire :Portrait en pied et en couleur d'un aristocrate du XVIIIe siècle. Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg. Le Grand Orient de France est né en 1773 d'une profonde transformation de la Grande loge maçonnique de France de l'époque, fondée le 24 juin 1738. C'est à la suite de la mort le 16 juin 1771 de son dernier Grand Maître Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont, que débute cette transformation. Cette fondation fait suite à une dizaine d'années de dissensions et de scissions au cours desquelles les dérives maçonniques ponctuent l’extension d'un « maquis touffu » de hauts grades dont les créations se multiplient depuis plus de trente ans et servent surtout à l'obtention de privilèges dans une société civile où le rang et l'autorité découlent du titreDK 1. La mort du Comte de Clermont met également fin au pouvoir de son substitut général Chaillon de Joinville et permet l'accession du duc Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg au poste d'administrateur général lors des assemblées des 21 et 24 juin 1771DK 2. Dès lors, celui-ci a pour condition préalable, la fin des divisions dans la maçonnerie du royaume et, fait notable à cette époque, pour la première fois le substitut, qui est le véritable administrateur de l'ordre, est élu par l'assemblée et non nommé par la seule volonté du grand maître. Sous son administration, il se constitue une Obédience véritablement nationale, majoritaire, fortement centralisée, qui confie sa grande maîtrise à Louis Philippe d'Orléans, solennellement installé le 22 octobre 1773. La grande maîtrise dont il est titulaire, organisée comme une « brillante sinécure », permet à Montmorency-Luxembourg de se trouver de facto Grand Maître de la Grande loge maçonnique reconstituée, situation qu'il met à profit afin d'imprimer à la maçonnerie française des traits spécifiques qui la différenciera des autres maçonneries européennes. La majorité de ces caractères perdurent aujourd’hui encore au sein du Grand Orient.

Joinville-le-Pont est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France. La commune est créée en 1790, par démembrement de l’ancienne paroisse de Saint-Maur (actuellement Saint-Maur-des-Fossés), sous le nom de Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, avant d'être renommée Joinville-le-Pont en 1831. Ses habitants sont appelés les Joinvillais. La commune de Joinville-le-Pont est constituée de deux ensembles de quartiers, séparés par la Marne :

- Joinville-le-Haut qui comprend le quartier du centre, le quartier Vautier, le quartier des Canadiens, la cité Barbusse et le quartier du Quai de la Marne

- Joinville-le-Bas qui comprend le quartier de Polangis et le quartier de Palissy, séparés eux-mêmes par l'avenue Galliéni (RD4 ex:RN4)

et de l’île Fanac sur la Marne, accessible par le pont de Joinville. Joinville était à l'origine rattachée à la ville de Saint-Maur. L'archevêque Odon de Sully dote l'abbaye de Saint-Maur, en 1205, d'un pont sur la Marne dénommé Pont Olin. Sur les rives s'installent des auberges pour les bateliers et les voyageurs. Elles constituent, vers 1259, le hameau dit de Pont-des-Fossés, puis de Pont-de-Saint-Maur. Il deviendra ensuite la Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Une chapelle dédiée à saint Léonard est édifiée pour les bateliers.

Le 25 avril 1590, le futur Henri IV, roi de Navarre, prend le pont avec deux pièces d'artillerie et 15 000 hommes. En 1649, le pont est détruit par les partisans de la Fronde. En 1652, les soldats du Condé font de même. En 1669, la Branche-du-Pont-de-Saint-Maur compte cent trente-deux feux soit quelque quatre-cent-trente habitants. Rattachée jusqu'en 1693 à la paroisse de Fontenay, elle dépend ensuite de celle de Saint-Maur. Joinville-le-Pont

Tramway de la ligne 10 (Porte de VincennesChampigny-gare) de la compagnie des tramways de l'Est parisien sur le pont de Joinville vers 1910 : Outre la ligne de Vincennes, la ville était desservie dès le début du XXe siècle par les tramways parisiens

Le fameux restaurant de guinguettes "Chez Gégène"

En 1830, Laurent-Nicolas Pinson (1788-1867), marchand de bois, fils de Laurent-François Pinson, devient maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Le Conseil municipal et son maire, Laurent-Nicolas Pinson, obtiennent du roi Louis-Philippe que la commune soit désormais appelée Joinville-le-Pont en l'honneur de François d'Orléans, prince de Joinville (1818-1900), troisième fils de Louis-Philippe. L’ordonnance royale du 19 août 1831 autorise ce changement d'appellation7, auquel on adjoint « -le-Pont » pour éviter la confusion avec Joinville dans la Haute-Marne.

Pendant le siège de Paris, la municipalité de Joinville est déplacée dans la capitale. Le château de Poulangis est un point stratégique au cours de la sanglante bataille de Champigny, étant avec la ferme du Tremblay la seule construction dans la plaine. Le général Ducrot y installe son quartier général. La bataille qui dure du 30 novembre au 2 décembre 1870 a lieu à Champigny et Joinville entre les troupes françaises et allemandes, tandis que les troupes nationales ont détruit le pont de Joinville. On comptera 2 000 morts. 

La ville de Joinville est particulièrement connue depuis le XIXe siècle pour ses guinguettes, installées le long de la Marne. Les Parisiens venaient y passer leur dimanche au bord de l'eau en empruntant le chemin de fer de la ligne de Vincennes, dont le terminus coté Paris se trouvait place de la Bastille, devenue aujourd'hui la ligne de RER A. Des maisons secondaires sont alors construites au bord de l'eau afin d'y venir pour flâner le week-end. Elles sont divisées en plusieurs pièces indépendantes pour trois ou quatre familles. Aujourd'hui ces « appartements » ont fusionné pour donner de belles villas à 20 minutes du centre de Paris. On retrouve des témoignages de cette époque à travers différents tableaux ou différentes œuvres littéraires, telles que le roman d'Émile Zola, Au Bonheur des Dames. Aujourd'hui subsistent encore quelques guinguettes, telles que Chez Gégène, qui s'animent pendant les week-ends de la belle saison.

Pendant la Première Guerre mondiale, Joinville accueille un hôpital canadien.

En 1921, Pathé y installe ses studios de cinéma qui, malgré diverses tribulations, dureront jusqu'en 1987.

En 1929, la ville de Paris annexe la totalité du Bois de Vincennes, amputant Joinville d'une partie de son territoire et notamment de l'hippodrome de Vincennes et de l'école de sports, devenue INSEP.

Le 25 août 1944, une importante bataille oppose des Forces françaises de l'intérieur (FFI) aux soldats allemands. Elle fait 19 morts parmi les combattants de la Résistance et les civils, dont 12 Joinvillais.

En 1971, la construction de l'autoroute de l'Est (autoroute A4) entraîne la démolition de 130 pavillons et plusieurs restaurants avec terrasses en bord de Marne, notamment: quai de la Marne.

En 1987, les studios de télévision (ancien studios de cinéma) de la SFP de Joinville sont fermés et transférés à Bry-sur-Marne.

 

Site web              http://www.ville-joinville-le-pont.fr

Gentilé                Joinvillais

Population

municipale         18 124 hab. (2013)

Densité                7 846 hab./km2

Géographie

Coordonnées    48° 49' 17? Nord, 2° 28' 22? Est

Altitude               Min. 33 m – Max. 61 m

Superficie           2,31 km2