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RITE FORESTIER

Le terme de Rite forestier désigne un ensemble de phénomènes historiques et sociaux très divers formant un espace de sociabilité qui recrute ses membres par cooptation et pratique des Rites initiatiques faisant référence aux métiers anciens de la forêt, essentiellement ceux de la « fenderie » (les fendeurs) et de la « charbonnerie » (les charbonniers). L'existence des Rites forestiers est difficilement traçable historiquement. Les plus anciennes mentions connues aujourd’hui concernant les Fendeurs et Charbonniers sont conservées aux Archives départementales de l’Yonne et datent du 1er mai 1673 et 10 avril 1674. C’est une condamnation épiscopale émanant de Nicolas Colbert, évêque du diocèse d’Auxerre. Il s'agissait probablement au départ de Rites de transmission des secrets du métier comme dans les compagnonnages classiques d'avant le XVIIIème siècle. Loin du monde urbain, l'exercice des métiers sylvestres exigeait de ses membres une solidarité sans faille et un devoir d'hospitalité.

Au niveau de sources rituelles, des Rituels forestiers du XVIIIème siècle étaient connus en France (Musée du Compagnonnage, bibliothèques et collections privées...). D'autres viennent récemment d'être découverts au Centre maçonnique culturel Prince-Frédéric (en néerlandais, Cultureel Maçonniek Centrum Prins Frederik) appartenant au Grand Orient des Pays-Bas (G.O.N. : Orde van Vrijmetselaren onder het Grootoosten der Nederlanden). Ces corpus de Rituels forestiers étaient utilisés par des sociétés initiatiques regroupant des « Bons Cousins Fendeurs » et des « Bons Cousins Charbonniers » au XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle, parallèlement au développement de la Franc-maçonnerie moderne.

Si les Francs-maçons travaillent symboliquement sur la Pierre et le minéral, les Forestiers travaillent quant à eux sur le bois et le végétal ; les démarches spirituelles sont assez proches. Il faut peut-être préciser qu'on doit se geler en hiver dans le « Temple en bois » que nous offre mère nature (clairière), au lieu d'être au chaud dans le Temple confortable de la maçonnerie. On peut ajouter que cette voie initiatique développe un savoir-vivre en harmonie avec la Nature. À cette fin, les pratiquants ont pérennisé la démarche initiatique forestière ancienne en renouvelant les gestes du passé par le symbolisme. La perspective est de faire revivre un certain rapport Homme-Nature, démarche qui n’est hors de propos qu’en apparence !

Contact : www.rite-ancien-forestier.org

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