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Le Droit Humain

Le Droit Humain

Année de création: 1893

Nombre de Loges: 518

Effectifs: 15 700

Structure Mixte

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Interviewé par Jacques Carletto


Une heure d'interview Vérité


Direct du 23/09/2015. Studios de BTLV.
Invité : Franck Fouqueray. 


L'Ordre maçonnique mixte international « le Droit Humain » est une obédience maçonnique fondée à la fin du XIXe siècle. Créé pour affirmer l'égalité de l'homme et de la femme devant l'initiation maçonnique, il est aujourd'hui présent dans plus de 60 pays dans le monde, et sur les cinq continents.

En créant « Le Droit humain » ses deux fondateurs affirment l'égalité de l'homme et de la femme devant l'initiation maçonnique. Leur volonté est également de transcender, par-delà les frontières, les ethnies, les cultures et les religions.

Depuis, le Droit humain s'étend sur tous les continents où il œuvre pour les droits de la femme et de la citoyenne. Il comporte des fédérations, juridictions et loges pionnières en fonction de l'importance de son développement dans les différents pays. Son but est de rapprocher et de défendre de façon égale les deux moitiés du genre humain qui ont les mêmes besoins et les mêmes intérêts, dans la famille comme dans la société. Il s'agit pour lui de dépasser les particularismes, germes de ségrégation, d'exclusion et de barbarie et de lutter pour la Paix entre les nations.

Le Droit humain se distingue des autres obédiences maçonniques françaises par trois spécificités : « La mixité - l'internationalisme - la continuité initiatique des 33 degrés du REAA ».

Les Francs-Maçons du DROIT HUMAIN, aujourd’hui, sont les héritiers des fondateurs de l’Ordre et de ceux qui les ont suivis. Ils sont donc héritiers de la Tradition qui leur a été transmise. Ils s’inscrivent dans un processus de transmission, véritable pont entre le passé et l’avenir. Ils travaillent, ici et maintenant, riches de leur tradition et animés d’une volonté prospective, à tisser un canevas utile au progrès de l’Humanité pour traiter tout thème de réflexion à la lumière de leurs valeurs

Par nature, l’homme procède par transmission et non par accumulation du savoir. Or la tradition a pour vocation « la transmission du savoir nécessaire au développement du petit d’homme ». La transmission du langage, bien entendu, mais aussi et surtout, de pratiques, de principes, de règles, de l’ensemble des connaissances indispensables pour vivre en société. Sorte de mémoire initiale ayant pour vocation de permettre à chaque individu de trouver son Humanité.

La tradition ne doit pas être confondue avec le traditionalisme qui par définition s’oppose au progrès, cultivant une sorte de nostalgie du passé. Elle n’est pas non plus « imitation » ; elle doit permettre à l’homme de s’élever à sa condition humaine, en l’inscrivant dans le lien social, le lien avec l’autre.

La tradition tournée vers l’homme, loin de le soumettre, l’amène à devenir libre et conscient de sa place dans l’Humanité, dans son devenir. Elle a une fonction de portée universelle qui ne peut se réduire à son simple contenu, car celui-ci s’enrichit au cours de l’histoire, en intégrant les profonds changements du monde, permettant aux sociétés et aux individus qui les composent, de s’adapter à ces changements.

Les sociétés fondées sur une tradition figée, disparaissent. Toute découverte, matérielle, philosophique, sociale, exerce une profonde influence sur la culture, sur la façon de vivre.

Les origines de la franc-maçonnerie selon le DH

Née de l’action des Maçons Bâtisseurs de cathédrales, la Maçonnerie opérative s’était organisée et avait créé un monde à part. Ces maçons se déplaçaient sans cesse de chantier en chantier, s’affranchissant de l’autorité des corporations des seigneurs et des ecclésiastiques. Ils formèrent des métiers francs et se libérèrent du paiement des redevances. Ils devinrent des Francs-Maçons dont l’importance se développa du XIIème au XIVème siècles, puis s’estompa peu à peu par la suite.

A l’aube de la Renaissance, le protestantisme avait, en s’opposant à l’Eglise, ébranlé la Romania et provoqué une cassure dans le monde chrétien. Galilée, s’appuyant sur la science et les mathématiques, avait ouvert aux chercheurs de l’époque un monde nouveau et prouvé que l’Univers semblait infini. La science progressait rapidement et une séparation s’établissait entre le dogme de la religion et le domaine de la raison.

A la fin du XVIIème siècle, apparaissait l’idée d’un déisme s’acheminant, petit à petit, vers la notion d’un créateur, semblable à un « Grand Architecte » ou un « Grand Horloger », ayant créé le monde suivant des règles immuables. Le passage de la Maçonnerie opérative à la Maçonnerie spéculative se fit insensiblement. Les Loges des maçons opératifs ont progressivement accueilli des membres n’appartenant pas aux métiers de la construction, dits maçons « acceptés » qui participèrent aux discussions puis furent initiés. Au XVIIIème siècle, deux faits vont marquer l’évolution de la Maçonnerie spéculative.