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Franc-maçonnerie à Besançon

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Interviewé par Jacques Carletto


Une heure d'interview Vérité


Direct du 23/09/2015. Studios de BTLV.
Invité : Franck Fouqueray. 


Deux ans plus tard, l'empereur autorisa de nouveau le Grand Orient à élire son grand maître. Magnan fut élu et resta grand maître jusqu’à sa mort en 1865. L'archevêque de Paris donna l'absoute devant son cercueil revêtu de ses insignes maçonniques, ce qui lui fut reproché ensuite par le pape. Tirant la leçon de cette période d'autoritarisme, le Grand Orient supprima la Grande Maîtrise à la fin de l'Empire, confiant sa direction à un « Président du Conseil de l'Ordre ». En 1870, on compte environ 18 000 francs-maçons au Grand Orient de France et 6 000 au Rite écossais. Buste en bronze de Marianne - Marianne maçonnique, Jacques France(1879).

En mars 1871 commence la Commune de Paris, dans laquelle les francs-maçons de la capitale s'impliqueront fortement28. Le Frère Thirifocq, militant socialiste, membre de la loge maçonnique « le libre Examen » du Suprême conseil de France demande que les bannières maçonniques soient plantées sur les remparts et qu'elles soient « vengées » dans le cas où elles seraient trouées par les balles des Versaillais. De nombreux francs-maçons figurent parmi les révolutionnaires, dont Jules Vallès ou Élisée Reclus. Le 29 avril 1871 eut lieu une grande manifestation rassemblant devant les forces versaillaises plusieurs milliers de francs-maçons des deux Obédiences derrière des dizaines de bannières. Cette manifestation fut suivie de l'entrevue entre les deux émissaires de la Commune (dont Thirifocq) et Adolphe Thiers, qui se solda par un échec puis par l'écrasement de la Commune par les Versaillais. Contrairement à celles de Paris, les loges maçonniques de province ne soutinrent pas la Commune et, dès la fin de celle-ci, le Grand Orient désavoua officiellement l'action des loges maçonniques parisiennes pour se rallier à Thiers et à la Troisième République dans laquelle il fut amené à jouer un rôle de premier plan.

Le 8 juillet 1875, Jules Ferry (futur ministre de l'Instruction Publique de la République) et Émile Littré (auteur éponyme du dictionnaire) sont initiés par la loge maçonnique « la Clémente Amitié ». La République française, qui veut ouvrir des écoles laïques sur tout le territoire, entre en conflit ouvert avec l'Église catholique qui s'y oppose. C'est dans ce contexte que le Grand Orient, qui apporte officiellement son soutien à la République, décide en 1877 de supprimer pour ses membres l'obligation de croire en l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme, et pour ses loges maçonniques l'obligation de travailler « A La Gloire du Grand Architecte de l'Univers ». En théorie chaque loge maçonnique reste libre de son choix de continuer ou pas à respecter cet ancien landmark de la franc-maçonnerie, mais en pratique, dans un climat envenimé par 30 années de conflit ouvert entre la République et l'ancienne religion d'État, toutes les références à la religion seront progressivement supprimées des rituels du Grand Orient.

Du côté du Rite écossais du Suprême Conseil de France, l'obligation traditionnelle n'est pas supprimée, mais son Grand Commandeur Crémieux rappellera avec vigueur dès 1876 que sa juridiction n'impose « aucune forme au Grand Architecte de l'Univers ». Le Suprême Conseil doit également faire face à une fronde des loges maçonniques des trois premiers grades, qui entendent s'affranchir de sa tutelle. Il finira par leur accorder leur indépendance au sein de la Grande loge maçonnique de France (2e du nom) fondée en 1894 pour administrer les trois premiers grades de la franc-maçonnerie du Rite écossais ancien et accepté. De 1893 à 1899, la France voit se constituer la première Obédience maçonnique mixte, qui deviendra très rapidement internationale: l'Ordre mixte international du Droit humain, qui adopte lui aussi le Rite écossais ancien et accepté.

Besançon est une commune de l'Est de la France, préfecture du département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Située en bordure du massif du Jura à une soixantaine de kilomètres de la Suisse, elle est entourée de collines et est traversée par le Doubs. Suite à la réforme territoriale de 2015, Besançon a perdu son statut de chef-lieu de la région Franche-Comté, fusionnée avec la Bourgogne dans un nouvel ensemble dont la ville de Dijon est devenue la capitale. La cité comtoise constitue néanmoins un pôle administratif important au sein de la région Bourgogne-Franche-Comté en accueillant le siège du conseil régional et de la région académique ainsi qu'un certain nombre de directions régionales. Besançon est également le siège d'une des quinze provinces ecclésiastiques françaises et de l'une des deux divisions de l'Armée de terre française.

Ses habitant(e)s, appelés les Bisontin(e)s, étaient au nombre de 116 952 en 2013. L'unité urbaine qui comptabilisait pour sa part 135 398 habitants, est la deuxième agglomération de la région en terme de population. Elle est au centre d’une intercommunalité, le Grand Besançon, comprenant 58 communes et 178 655 habitants et d'une aire urbaine de 246 841 habitants. Établie dans un méandre du Doubs, la cité joue un rôle important dès l’époque gallo-romaine sous le nom de Vesontio, capitale des Séquanes. Sa géographie et son histoire spécifique ont fait d’elle tour à tour une place forte militaire, une cité de garnison, un centre politique et une capitale religieuse. Proclamée première ville verte de France, la capitale comtoise jouit d’une qualité de vie reconnue. Grâce à son riche patrimoine historique et culturel et à son architecture unique, Besançon possède un label Ville d’Art et d’Histoire depuis 1986 et ses fortifications dues à Vauban figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008.

Une première mention écrite de la ville est Vesontio par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Vesentionem au Ier siècle avant Jésus-Christ, Visontione par Ausone et Besantionem IVe siècle par Ammien Marcellin. On a également retrouvé sur un portique dans la ville une inscription latine dédiée au dieu Mar(tis) Veso[nti(i)], divinité topique associée au site comme cela était fréquent chez les Gaulois. Le nom de la ville signifiait donc « le domaine du (dieu) Vesontios » d'après Delamarre2. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243.

Les recherches sur le sens du nom Vesontio/Vesontios ont donné lieu à plusieurs interprétations, mais aucune ne s’impose avec certitude. On a évoqué une racine préceltique  associée à l'idée de hauteur et que l’on retrouverait notamment dans les noms du Vésuve et du Mont Viso, mais les toponymes basés sur cette racine sont très rares en France. Il convient probablement de relier le nom du dieu Vesontios à la rivière et à son méandre si caractéristique entourant presque complètement la ville (cf. la divinité fluviale représentée sur la Porte Noire): Jacques Lacroix propose la racine gauloise, de la racine indo-européenne signifiant courber, tourner, enrouler, tandis que Pierre-Henri Billy évoque un autre sens de la même racine *veis: couler, s'écouler. Durant le Moyen Âge, plus précisément entre le IXe siècle et le XIIe siècle, la ville est parfois surnommée ChrysopolisA 1 (« la ville d’or »). L’origine de cette appellation, qui apparaît dans un écrit de 821C 1, n’est pas non plus bien établie : présence d’or dans le lit du Doubs, présence de nombreux édifices romains, plaisanterie « besan sum » (« je suis une pièce d’or »), rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance… À la Belle Époque, alors que la ville connaît une intense activité thermale, elle est parfois appelée Besançon-les-Bains.

 

Site web              http://www.besancon.fr

Gentilé                Bisontins

Population

municipale         116 952 hab. (2013)

Densité                1 798 hab./km2

Population

aire urbaine       246 841 hab. (2012)

Géographie

Coordonnées    47° 14' 35? Nord, 6° 01' 19? Est

Altitude               Min. 235 m – Max. 620 m

Superficie           65,05 km2